Patrimoine rural

Les pigeonniers

Notre département possède de nombreux pigeonniers, ou « colombiers ». Notre commune de St Pierre de Clairac en compte elle-même quelques-uns.

Jusqu’à la Révolution, les pigeonniers étaient réservés à la noblesse et aux religieux. La récupération de la fiente de pigeon, – la colombine -, donnait la possibilité aux propriétaires d’enrichir pour exploiter rentablement leurs terres, au départ pauvres en fumure.

On étalait sa richesse au travers des matériaux employés pour la construction de ces pigeonniers : pierres, briques, colombages, tuiles de couverture, génoises, épis de faîtage en céramique, girouettes, colonnes… Le nombre des fenêtres d’envol, proportionnel au nombre de pigeons présents dans l’édifice, était également un signe de la richesse du propriétaire, mais on n’en construisait toutefois pas côté vent.

Sujets à être envahis par les rats ou autres prédateurs, les pigeonniers offraient parfois un arsenal de défense ingénieux : surélévation du bâtiment, pose d’une ceinture large en ardoise ou en tôle faisant office de barrière aux nuisibles, orifices calibrés à la taille du pigeon.

Elements pour la décoration des toits

Pigeonniers avec fenêtre d’envol ouvragée

Eléments pour la défense du pigeonnier

Orifices calibrés aux colombidés
Ceinture sur pigeonnier
Surélévation du pigeonnier

De nombreux pigeonniers sont observables sur notre commune

Pigeonnier à Cantarel

Pigeonniers visibles depuis la départementale